Des oméga-3 à la ménopause ?

Les oméga-3 et la ménopause : quel est leur véritable intérêt ?

La ménopause s’accompagne de nombreux changements physiologiques liés à la diminution progressive de la production d’œstrogènes.
Face aux limites ou aux contre-indications du traitement hormonal de la ménopause, de nombreuses femmes s’intéressent à des approches complémentaires, notamment à l’alimentation et aux oméga-3.

La ménopause c’est quoi ?

La ménopause désigne ce moment précis dans la vie d’une femme où les ovaires cessent définitivement de produire des hormones sexuelles, notamment les œstrogènes. Cette période survient généralement entre 45 et 55 ans, marquant la fin des cycles menstruels.

Ce processus se déroule généralement en plusieurs phases étalées sur plusieurs années :

  • La préménopause ou périménopause : Période de transition souvent 2 à 4 ans avant la ménopause, où les ovaires fonctionnent moins bien. Les cycles menstruels deviennent irréguliers et les premiers symptômes peuvent apparaître.
  • La ménopause : Confirmée après une absence de règles de 12 mois consécutifs. Elle survient en moyenne vers l’âge de 51 ans.
  • La postménopause : La période qui suit la ménopause.

Quels sont les troubles liés à la ménopause ?

L’ampleur et l’intensité des troubles liés à la ménopause varient grandement d’une femme à l’autre.

Les plus courants incluent :

  • les bouffées de chaleur ;
  • les troubles du sommeil ;
  • les variations de l’humeur ;
  • les difficultés de concentration et
  • une augmentation progressive du risque cardiovasculaire.

Les oméga-3 peuvent-ils améliorer l’humeur pendant la ménopause ?

Les troubles de l’humeur et la détresse psychologique sont fréquents durant la périménopause et les premières années suivant la ménopause. Plusieurs études ont évalué le rôle potentiel des acides gras oméga-3, en particulier l’EPA (acide eicosapentaénoïque) et le DHA (acide docosahexaénoïque), dans ce contexte.

Les données scientifiques suggèrent qu’une supplémentation en oméga-3 pourrait contribuer à améliorer certains symptômes émotionnels chez certaines femmes ménopausées, notamment en cas de symptômes dépressifs légers à modérés. Les mécanismes proposés incluent une modulation de l’inflammation, de la neurotransmission cérébrale et de la fluidité des membranes neuronales.

Toutefois, les résultats demeurent variables selon les études. Les experts considèrent aujourd’hui que les oméga-3 représentent un soutien potentiel du bien-être psychologique, mais ne peuvent pas être considérés comme un traitement de référence de la dépression ou des troubles de l’humeur liés à la ménopause.

Les oméga-3 auraient-ils un effet sur les fonctions cognitives ?

Certaines femmes rapportent des difficultés de concentration, des oublis ou une sensation de « brouillard cérébral » au cours de la transition ménopausique.

Les recherches récentes suggèrent que les oméga-3 pourraient contribuer au maintien de certaines fonctions cognitives grâce à leur rôle structurel dans le cerveau. Néanmoins, les preuves cliniques restent limitées et les bénéfices observés sont modestes. Des études complémentaires sont encore nécessaires pour confirmer leur efficacité sur la mémoire ou les performances cognitives.

Les oméga-3 réduisent-ils les bouffées de chaleur ?

Les données actuellement disponibles ne permettent pas d’affirmer avec certitude que les oméga-3 réduisent les bouffées de chaleur ou les sueurs nocturnes.

Certaines études ont observé une diminution de la fréquence des bouffées de chaleur chez des femmes supplémentées en EPA, tandis que d’autres travaux n’ont pas retrouvé de bénéfice significatif. Les revues scientifiques récentes concluent que les résultats sont encore insuffisants pour recommander les oméga-3 comme traitement spécifique des symptômes vasomoteurs de la ménopause.

Le bénéfice le mieux établi : la santé cardiovasculaire

Après la ménopause, la diminution des œstrogènes s’accompagne d’une augmentation progressive du risque cardiovasculaire. Les modifications du profil lipidique, de la pression artérielle et du métabolisme contribuent à cette évolution.

Dans ce contexte, les oméga-3 présentent un intérêt reconnu. Ils participent notamment au maintien d’une fonction cardiaque normale, contribuent à la réduction des triglycérides sanguins et s’intègrent dans une alimentation favorable à la santé cardiovasculaire.

En résumé

Les oméga-3 constituent un élément intéressant d’une stratégie nutritionnelle globale pendant et après la ménopause.

Les données scientifiques actuelles suggèrent qu’ils pourraient :

  • Consommer soutenir le bien-être émotionnel chez certaines femmes ;
  • contribuer au maintien des fonctions cognitives ;
  • participer à la santé cardiovasculaire.

En revanche, leur efficacité sur les bouffées de chaleur et les autres symptômes vasomoteurs reste incertaine et nécessite encore des recherches complémentaires.

Les œufs Columbus, recommandés par les cardiologues

Les œufs Columbus contiennent des quantités importantes d’acides gras oméga-3 EPA et DHA.
Ces acides gras oméga-3 contribuent au maintien d’une fonction cardiaque normale.

Sources :

1. Decandia, D., Landolfo, E., Sacchetti, S., Gelfo, F., Petrosini, L., & Cutuli, D. (2022). n-3 PUFA Improve Emotion and Cognition during Menopause: A Systematic Review. Nutrients, 14(9), 1982. https://doi.org/10.3390/nu14091982
2. Minihane A. M. (2025). Omega-3 fatty acids, brain health and the menopause. Post reproductive health, 31(2), 97–104. https://doi.org/10.1177/20533691251341701
3. Wylenzek, F., Bühling, K. J., & Laakmann, E. (2024). A systematic review on the impact of nutrition and possible supplementation on the deficiency of vitamin complexes, iron, omega-3-fatty acids, and lycopene in relation to increased morbidity in women after menopause. Archives of gynecology and
obstetrics, 310(4), 2235–2245. https://doi.org/10.1007/s00404-024-07555-6

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