Manger 2 œufs par jour n’augmente pas le risque de mauvais cholestérol

Une nouvelle étude le confirme : manger 2 œufs par jour n’augmente pas le
risque de mauvais cholestérol

La corrélation entre les œufs, le cholestérol et le risque de maladies cardiovasculaires (MCV) a déjà fait couler beaucoup d’encre. Sans doute pas assez, car une nouvelle étude, récemment publiée dans ‘American Journal of Clinical Nutrition, a remis en question les hypothèses précédentes et les résultats sont sans appel. Lisez cet article pour en finir une bonne fois pour toutes avec les préjugés sur les œufs.

Les maladies cardiovasculaires, un défi
sanitaire mondial

Les maladies cardiovasculaires sont la principale cause de morbidité et de mortalité dans le monde. L’hypercholestérolémie est reconnue comme un facteur de risque important. Traditionnellement, il était recommandé de limiter l’apport en cholestérol alimentaire en raison de son lien avec l’augmentation du cholestérol LDL, un facteur clé de l’athérosclérose.

Cependant, des découvertes récentes montrent que ce sont
principalement les graisses saturées, et non le cholestérol alimentaire,
qui sont responsables des changements négatifs dans le profil des
acides gras et du risque de MCV.

Bon et mauvais cholestérol
De quoi parle-t-on ?

Le mauvais cholestérol (LDL) est transporté par le sang vers les différentes cellules du corps. S’il y en a trop, il peut s’accumuler sur les parois des artères et provoquer une obstruction lente des vaisseaux sanguins.

Le bon cholestérol (HDL) est là pour évacuer l’excès de mauvais cholestérol vers le foie qui l’éliminera. C’est pourquoi on parle souvent de l’importance du rapport entre le bon et le mauvais cholestérol.

Les œufs : une source alimentaire unique

Le cholestérol est présent dans les produits d’origine animale, qui sont souvent riches en graisses saturées. Les œufs et les crustacés constituent une exception : ils contiennent du cholestérol, mais peu de graisses saturées.

Les œufs offrent donc une occasion unique d’étudier l’effet du cholestérol alimentaire –
indépendamment des graisses saturées – sur le risque de maladies cardiovasculaires.

Que dit la science ?

Jusqu’à présent, aucune étude ne permettait d’établir clairement cette distinction. Des études observationnelles et des essais contrôlés randomisés suggéraient toutefois que les œufs n’avaient pas d’effet négatif sur les lipides sanguins (cholestérol LDL, cholestérol HDL, triglycérides, apolipoprotéines)
ni sur le risque de MCV. Certaines études indiquent même un effet protecteur potentiel des œufs, par exemple grâce à une amélioration du cholestérol
HDL ou à leur teneur élevée en choline, qui peut être bénéfique pour le métabolisme des graisses.

Une nouvelle étude portant sur la consommation d’oeufs …

Une étude récemment publiée dans l’American Journal of Clinical Nutrition apporte désormais des éclaircissements. Elle a examiné les effets distincts du cholestérol et des graisses saturées sur le cholestérol LDL chez 61 adultes australiens en bonne santé dont le taux de LDL-c était inférieur à 135 mg/dL.

Les participants ont suivi trois régimes alimentaires différents dans un ordre aléatoire :

  • Régime témoin : régime occidental typique, riche en graisses saturées et en cholestérol (max. 1 œuf/semaine)
  • Régime à base d’œufs : riche en cholestérol (2 œufs/jour), pauvre en graisses saturées
  • Régime sans œufs : pauvre en cholestérol (pas d’œufs), riche en graisses saturées

… aux résultats surprenants

Cette étude unique a révélé que la consommation de 2 œufs par jour dans le cadre d’un régime pauvre en graisses saturées entraînait effectivement une baisse du cholestérol total et du cholestérol LDL et un risque moindre de maladies cardiaques par rapport à un régime occidental typique.

Une analyse plus approfondie des données a révélé une relation significative entre la consommation de graisses saturées et le LDL-c. Ce n’est donc pas le cholestérol contenu dans les œufs, mais les graisses saturées présentes dans l’alimentation qui sont les véritables responsables des problèmes cardiaques.

Le taux d’apolipoprotéine B, autre facteur de risque important de MCV, était également nettement plus faible dans le régime à base d’œufs que dans le régime témoin.

Des résultats conformes à la littérature existante

Ces conclusions concordent avec la majorité des publications scientifiques, qui affirment que les œufs ne présentent pas de risque accru de MCV.
L’étude confirme que les graisses saturées sont le principal facteur alimentaire qui influence le taux de cholestérol LDL dans le sang, et non le cholestérol
provenant de l’alimentation. Il est donc important de consommer des œufs dans le cadre d’une alimentation saine. En combinaison avec des aliments
riches en graisses saturées, le taux de cholestérol peut bien sûr augmenter.

En résumé

  • Consommer 2 œufs par jour s’intègre parfaitement dans un régime alimentaire sain pour le cœur ! Associés à une faible teneur en graisses saturées, ils réduisent même le mauvais cholestérol.
  • Les graisses saturées constituent le véritable facteur de risque, et non le cholestérol alimentaire comme on le pensait autrefois. Il est donc plus important de se concentrer sur la réduction des acides gras saturés.
  • Les œufs sont nutritifs et constituent un choix sain. Riches en vitamines et minéraux essentiels, ils constituent un complément précieux à une alimentation équilibrée qui favorise votre santé.

Les œufs Columbus, recommandés par les cardiologues

L’acide gras oméga-3 ALA, présent en grande quantité dans les œufs Columbus, contribue au maintien d’un taux de cholestérol normal dans le sang*.

De plus, les œufs Columbus contiennent également des quantités importantes d’acides gras
oméga-3 EPA et DHA.
Ces acides gras oméga-3 contribuent au maintien d’une fonction
cardiaque normale.

*pour une consommation quotidienne de 2 g d’ALA

Quelques conseils pour réduire le cholestérol

  • Consommez suffisamment d’aliments riches en fibres : les céréales complètes et les grains entiers tels que les flocons d’avoine et le pain ou les pâtes complets, mais aussi les fruits et légumes, les noix et les graines.
  • Remplacez les graisses saturées (beurre, huile de coco, etc.) par des graisses insaturées (huile d’olive, par exemple).
  • Consommez la viande avec modération et variez les sources de protéines en consommant des légumineuses, des œufs et du poisson.
  • Faites régulièrement de l’exercice physique.
  • Ne fumez pas.
  • Consommez l’alcool avec modération.

Source:
Carter, S., et al., Impact of dietary cholesterol from eggs and saturated fat on LDL cholesterol levels: a randomized cross-over study. Am J Clin Nutr, 2025.

Découvrez nos autres articles

2026-05-08T12:45:15+02:00
Aller en haut